La rumeur était donc vraie, le premier trailer officiel l’avait plus ou moins confirmé mais c’est bel et bien une fois sur place, à Vancouver, que The Grounds a révélé sa nature d’open world. EA Sports FC intègre un monde ouvert à son jeu déjà bien rempli et étoffé en matière de contenus avec l’incontournable Ultimate Team, Clubs, Carrière et Rush.
En ce sens, la simulation de football d’EA Sports rejoint une autre illustre licence, tout autant dominatrice dans son secteur. On pense évidemment à NBA 2K et à son mode Carrière, qui a fait son succès, sa réputation et une référence en la matière, avec une aventure scénarisée, connectée par la suite au reste du jeu.
Un mode relié à Clubs, pas avec le reste du contenu
Ce n’est pas le cas de The Grounds, qui se concentre sur l’aspect social et communautaire du football. C’est le leitmotiv des développeurs, celui qu’on nous a répété en boucle pendant les deux jours de présentation qui ont constitué cette prise en main exclusive d’EA Sports FC 27. Le mode est là pour offrir une nouvelle perspective de jeu aux joueurs.

Si on peut imaginer qu’à l’avenir et dans un futur proche après le lancement du jeu, il sera certainement question de relier The Grounds au reste du contenu, à l’image de ce que fait Rush pour et dans Ultimate Team en termes de récompenses (pack et points de saison), la seule interaction existante pour le mode avec un autre déjà présent est Clubs. Autrement dit, on pourra jouer des matches Clubs dans The Grounds et utiliser l’avatar créé dans ce dernier environnement dans le premier cité, dans des matches à 11 contre 11 dans des stades prévus à cet effet. Dans l’autre sens, ce sont de nouveaux formats qui arrivent pour Rush avec du 1 vs 1, du 2 vs 2 et du 3 vs 3.
La France à l’honneur, mais pas que
L’idée de The Grounds, c’est de revenir à l’essence même de la pratique du football, sur les terrains de notre enfance, sur les matches entre potes et l’aspect convivial du multijoueur. Cet univers connecté est réparti en trois zones, trois districts, mettant en avant chacune un pays de football. On retrouve l’Angleterre et ses bâtiments à l’architecture à l’ancienne avec le district Parkside, la France et des quartiers qui sentent bon la baguette et le fromage avec le district Montclair et, enfin, l’Argentine, avec son côté passionné et populaire avec le district Zeiza.

Pour manifester cette ferveur locale et cette identité multiculturelle, The Grounds mise sur la présence de quatre ambassadeurs in game qui vont chacun ramener leur histoire, leur charisme et servir de base à des défis à relever. De nouveau sur la jaquette du jeu, le capitaine de l’équipe de France et meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, Kylian Mbappé, fait partie de ce petit comité. Paulo Dybala pour l’Argentine et Chloé Kelly pour l’Angleterre lui emboîtent le pas. Révélé dans le trailer, la figure emblématique du mode Vers une Légende, Alex Hunter est également là. Pour offrir un scénario à l’expérience dans The Grounds ?
Un mode pensé pour tous
Chacun de ces ambassadeurs aura un rôle en termes de missions et d’objectifs à remplir dans The Grounds. Quant à l’open world en lui-même, il évoluera selon la campagne en cours. Les exemples présentés nous montraient des rues habillées et décorées sur le thème d’Halloween (Ultimate Scream) ou reprenant le thème de la Ligue des Champions pour le lancement de la nouvelle saison des Coupes d’Europe.

Puisque l’accent a été mis sur l’accent multijoueur et les jeux dans ce mode, parlons en. Le nerf de la guerre a été porté sur ces éléments et pour le coup, le jeu n’est pas du tout chiche en la matière. 1 vs 1, 2 vs 2, 3 vs 3, matches avec scénarios (marquer de loin, après rebond, après tant de passes), bucketball (en gros du basket foot pour l’expliquer grossièrement), un parcours de vitesse et d’adresse qui nous rappelle Intervilles – mais sans la vachette hein – sur une séquence bien distinct…, un jeu où chaque joueur dispose de trois ballons et doit éclater ceux des autres nous rappelant un peu le multijoueur de Mario Kart, il y a vraiment de quoi faire.
Des sacrés airs de déjà-vu avec NBA 2K
Mais pour prendre part à ces jeux, baptisés Kickabouts, il va d’abord falloir créer son avatar. Et là, la ressemblance avec NBA 2K est encore plus frappante. La construction de son joueur passe par un système d’archétypes, correspondant tous à des postes bien distincts et s’inspirant des légendes du football à ce même poste. L’évolution de son avatar passe aussi par un système de badges, les Amps, qui ne sont pas sans rappeler les insignes sur 2K. Ces derniers servent notamment à s’approprier et à maîtriser un domaine, un aspect du jeu voire un geste signature d’un grand joueur. Et comme le concurrent, on peut à n’importe quel moment reset son archétype, pour repartir sur une toute nouvelle construction de joueur.

Le mode a été pensé pour repousser l’ennui. On va pouvoir jouer à fond la carte de la personnalisation de son joueur, puisqu’on pourra dépenser son argent virtuel dans du merch’ et du lifestyle, comme des nouvelles paires de crampons, des baskets et/ou des vêtements. Des événements live (tournois, coupes) permettront d’assurer la progression de son avatar, grâce à des points de compétence et à des récompenses.
Reste à savoir si une fois la curiosité pour chacun des jeux dépassée, ces derniers conserveront un intérêt pour les joueurs. Côté EA Sports, on croit beaucoup en ce mode et affirme avoir une cible pour lui. On a clairement passé des bons moments de fun et de rigolade sur ce mode, qui nous a rappelé par endroits les grandes heures du regretté FIFA Street. Mais comme souvent avec EA Sports FC, c’est dans la durée que l’on jugera et appréciera ce mode, et que l’on évaluera aussi s’il est capable de se faire une place au soleil aux côtés de l’imposant Ultimate Team.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.